Botoù-koad

De nos jours, en Bretagne. Une mère dépose son fils de 7 ans chez son grand-père, qui vit seul, reclus dans une maison en pierre au milieu de la forêt dans le Finistère. Ce dernier refuse de lui parler car son petit-fils ne lui parle qu'en breton, langue dans laquelle le grand-père a grandi mais dont les souvenirs le ramène à un traumatisme. Durant le week-end, les souvenirs d'école reviennent, et avec eux la douleur de toute une génération : l'interdiction de parler breton. La guérison se fera au fur et à mesure de leurs échanges, emprunts de la violence d'une assimilation dont ils sont les héritiers. D’après une histoire vraie.

 

Résumé :

De nos jours, en Bretagne. Une mère dépose son fils de 7 ans chez son grand-père, qui vit seul, reclus dans une maison en pierre au milieu de la forêt dans le Finistère. Ce dernier refuse de lui parler car son petit-fils ne lui parle qu'en breton, langue dans laquelle le grand-père a grandi mais dont les souvenirs le ramène à un traumatisme. Durant le week-end, les souvenirs d'école reviennent, et avec eux la douleur de toute une génération : l'interdiction de parler breton. La guérison se fera au fur et à mesure de leurs échanges, emprunts de la violence d'une assimilation dont ils sont les héritiers. D’après une histoire vraie.

Note d'intention (extrait)

 

« Source d'échange, d'innovation et de créativité, la diversité culturelle est,

pour le genre humain, aussi nécessaire qu'est la biodiversité dans l'ordre du vivant. »

2001- Déclaration Universelle de l'UNESCO

 

Botoù-koad (chaussures en bois), est un court métrage de fiction qui traite de la transmission de la langue bretonne.Botoù-koad est traduit « chaussures en bois » et non « sabots » afin de faire référence à l'étymologie du mot breton dans lequel figure le mot « bois » et permettre ainsi d'orienter la réalisation et la version dialoguée.

 

Ce court métrage est le premier d'une trilogie sur la langue bretonne qui sera tournée en breton et français avec une majorité de langue bretonne.

À travers l'histoire d'un grand-père et son petit-fils,on comprend les rapports sociaux dans la Bretagne moderne liés à la langue bretonne. L'objectif du film est d'exprimer de façon claire et par la fiction, une partie de l'histoire des bretons et leurs rapports à leur langue.

À disposition des bretons, habitants de la Bretagne ou de toute autre personne concernée ou intéressée par ce sujet, le film se veut universel par les sujets qu'il traite.

En Bretagne, lorsque j'ai appris la langue bretonne en 2010 et 2011, j'ai compris le rapport conflictuel qu'ont les bretons avec leur langue et ai tenté de comprendre pourquoi. L'histoire de Botoù-koad m'a été racontée dans les grandes lignes par un vieil homme, lorsque je travaillais sur le Festival Interceltique de Lorient. Cela a fait écho à ma propre histoire puisque je pourrais être moi-même dans la situation d'Oan, le jeune garçon du film, n'ayant pas reçu la langue par mes parents alors que mes grands-parents parlaient breton.

Surpris qu'encore très peu de gens (bretons ou non), connaissent ce fait historique de coupure de langue, j'ai écrit Botoù-koad car il m'a semblé nécessaire de parler sans tabou d'une réalité de vie contemporaine.

Dans quelle mesure l'instrument cinématographique est un outil indéniable de compréhension ?Plusieurs films le démontrent : le cinéma de fiction permet la compréhension de faits tabous, cachés, niés ou rejetés qui se révèlent facteurs de questions, et si ce n'est plus, de volonté de changement. Malgré tout, le film ne se veut ni revendicatif, ni ne cherche à victimiser : il est une pierre à l'édifice de transmission dans lequel beaucoup de personnes peuvent se reconnaître et s'identifier.

Botoù-koad sera donc mis en image après un minutieux travail de reconstitutionafin de pouvoir donner toute sa crédibilité au propos et toute son importance à un sujet qui demande à être raconté avec des images contemporaines, dans un contexte aujourd'hui favorable à sa compréhension.

 

Share/Save/Bookmark